Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 10:01
Solitude.

   Je ne sens pas le vide de mon coeur. Mes journées sont bien remplies; la survie au quotidien, passer entre les gouttes, occuper mon esprit avide de distractions...
Cette Saint Valentin, quelle fête commerciale ! Qu'est ce qu'ils ont tous avec ça ? Quelle sont les tares qui m'habitent pour que je sois seule ce jour ? Mes lamentations sont si fortes que ce merveilleux ami se sent obligé de me dire "je t'aime" pour combler mon chagrin.



  Je suis une femme libre, girl power, autonome et tout...
Y'en a marre du prince charmant qu'est toujours parti en croisade. Je n'ai pas l'âme d'une femme de marin. Bobonne qui reste sagement à la maison, très peu pour moi. Tiens, il viens de se connecter. Qu'est ce qu'il se passe ? Mon coeur s'enflamme, le rose me monte au joue. Je ne broncherais pas. Il a qu'a être là: Moi je suis libre, j'ai besoin de personne...

Lui : ma petite solitaire... didn't you feal my kisses, yesterday, on your heart? 

Oh la la, au secours ! Que se passe-t-il ?

Je ne suis plus qu'une bulle. pop. 
Bien sur que je sens cette douceur, cette tendresse. Tout l'univers est plein d'amour. Il suffit d'ouvrir la porte, d'accepter de se laisser toucher, au delà des conventions. Pas de bouquet de fleurs. Pas de soirée romantique. Juste l'infini sensation d'une présence douce et chaude, trancendant le connu.

Quand le guerrier accepte d'ouvrir son coeur, il reçoit le contre coup de tout ce qu'il a refoulé. Il entre en contact avec ses peurs, sa culpabilité, sa colère... Il redevient le petit enfant sensible blessé par le monde. Tout ça s'échappe comme une bulle de gaz nauséabond qui remonte de la vase dans un marais. Tout cela passe. La vase se tasse, les gaz nauséeux sont moins nombreux, moins puissants. Un bourgeon timide émerge. Un peu d'écoute, un peu d'ouverture à ce qui est et une magnifique fleur s'épanouie.
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 09:20

     Il y a débat pour situer le paradis et l'enfer. La science moderne a réfuté les anciennes croyances. Il n'y a pas de palais magiques sur les hautes montagnes, ni sous terre. Peu de gens savent ce qui se passe après la mort, et c'est un autre débat. Les notions judéo-chrétiennes de Bien et de Mal nous font beaucoup souffrir. Cette dualité, honnie par les bouddhistes, existe en tout lieu et à chaque instant. D'un simple changement du mental, notre être est transformé et nous passons de l'enfer au paradis et du paradis à l'enfer. Chaque acte, chaque pensée nous entraine dans un de ces lieux.

    La vie est un cheminement. J'ai souvent l'impression d' être en plein trekking, sur un de ces ponts effrayant suspendu au-dessus d'un gouffre insondable. La peur au ventre, je maintiens précairement mon équilibre et, dès que j'ai réuni suffisamment de courage, j'essaye d'avancer d'un pas. Est ce que ce pas sera juste ? Est-ce qu'il ne me fera pas chuter dans l'obscurantisme et la souffrance ? Le doute me paralyse, puis viens le doute du bien fondé de rester là oú je suis. Cette situation est si précaire, si inconfortable. Mieux vaut continuer à avancer, même si c'est effrayant; c'est toujours moi effrayant que l'abime qui se trouve au dessus de moi; C'est toujours moins effrayant que le lieu d'oú je viens. Mais comment faire le pas suivant ? sera-t-il juste ou précipitera-t-il ma chute ?

   Un jour, un samouraï alla voir le maître zen Hakuin. Il lui demanda: "Y a t'il un paradis ? Y a t'il un enfer ? Si le paradis et l'enfer existent où sont les portes ? Par où puis-je entrer ? Comment puis-je faire pour éviter l'enfer et choisir le paradis ?" C'était un homme simple.  Il n'était pas venu pour apprendre une quelconque doctrine, il voulait simplement savoir où se trouvaient les portes afin d'éviter l'enfer et entrer au paradis.
   Hakuin répondit de la manière que seul un guerrier pouvait comprendre; il dit: 
                 " - Qui es-tu ?.
                   - Je suis un samouraï". 
   Hakuin éclata de rire et dit: 
                " - Toi un samouraï? Tu as plutôt l'air d'un mendiant". 
   L'orgueil du samouraï fut profondément blessé. Oubliant pourquoi il était venu, il sortit son épée pour tuer le sage. Le maître rit encore et lui dit: 
               " - Voilà la porte de l'enfer. Avec cette épée, cette colère, cet ego, là s'ouvre la porte".
   Immédiatement le samouraï comprit, il rengaina son épée... et Hakuin ajouta: 
"- Là s'ouvre la porte du paradis".

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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 13:09
   Elle est toujours là, tapie dans l'ombre prête à bondir. Il suffit que je relâche ma vigilance pour qu'elle attaque. C'est devenue une guerre des tranchées, sans aucun instant de trève.

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  Lorsque je la perd de vue, c'est qu'elle est en embuscade.
  Lorsqu'elle sourie, c'est pour dégager ses crocs pour mieux mordre.
  Lorsqu'elle semble blessée, c'est pour adoucir les défenses pendant qu'elle mature ses perfides attaques.

   Je la connais bien. Elle est le contraire de moi. Elle est jalouse de mes atours car elle est laide.
Elle est jalouse de mes amis parce qu'elle est
 seule.
Elle est jalouse de mes amants car elle frustrée, elle qui se jette à la tête de tout homme valide et n'essuye que que des 
refus.
Elle est jalouse de moi car je suis tout ce qu'elle ne s'autorisera jamais à 
être.

   Je l'ai longtemps combattue. Quand je croyais qu'elle capitulais, elle se réfugiais dans sa tanière pour préparer une nouvelle perfidie.
Telle une tarentule, elle restais tapie, tissant sa toile de complots et diffamations pour mieux me nuire.

   Le combat m'a épuisé. J'ai du capituler car la lutte sans merci avait fait de moi un monstre dans lequel je ne me reconnaissait pas.
   J'ai douloureusement mis mon orgueil dans ma poche et j'ai quitté le champ de bataille. Aujourd'hui je soigne mes blessures.

   J'ai perdu des êtres que je croyais mes amis. Mais quand les liens de coeur sont véritables, on n'abandonne pas celui qui est dans l'adversité. 
J'ai gagné en lucidité sur la nature humaine.

   Elle m'a séparé de mon soi-disant maître. 
Cela m'a permis de trouver mon maître interieur.

   Je te remercie Bête Noire. Grâce à toi j'ai connu
 la douloureuse désillusion, 
si douloureuse que si tu ne m'y avait contrainte,
 je serais restée au chaud dans mon cocon, 
les yeux bandés et le coeur voilé.


   Je te remercie Bête Noire. Grâce à toi j'ai vu celle que je ne voulais pas être.

   J'abandonne la lutte, et te souhaite de ne jamais recevoir ce que tu m'as infligé.

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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 12:57
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 11:06
  
Merci à la communauté
"Pensées d'ailleurs" de m'avoir accueillie. La diversité et la qualité de leurs articles m'impressionnent. 



   Je me suis toujours demandée si notre société d'hyper consommation n'avait pas tué la création. Et bien, en parcourant la bloggophère, j'ai enfin compris que je cherchais au mauvais endroit. Quel bonheur de découvrir cette ébullition intellectuelle et spirituelle qu'est over-blog !

   En passant , merci à Djangsen du Monde spirituel de m'avoir montré la porte vers cette univers foisonnant, et d'avoir accompagné mes premiers pas dans cette galaxie.
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 09:59

 

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   Bonjour,

   aujourd'hui c'est le Lhossar. Une nouvelle année, l'occasion de changements, de bonnes résolutions etc..

   J'ai pendant 8 ans été membre d'une congrégation bouddhiste. (Si vous aussi vous avez l'expérience de la vie en collectivité, bouddhiste ou non, venez nous rejoindre.)
Hier et ce matin, on m'a demandé si j'assisterais à la célébration du Lhossar (participation aux rituels du nouvel an tibétain).

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  Sans hésitation, ma réponse a été négative. Je ne me sens plus d'affinité avec un groupe qui privilègie les bonnes paroles mais dont les actes ne sont pas en accord avec le discours. Mon coeur me dit qu'il vaut mieux assumer ses défaillances, ce qui permet de les voir, de travailler dessus et de progresser, que de prêcher quelque chose dont on a pas l'expérience en s'auto-congratulant parce qu'on est "sur la Voie", en se cachant qu'on s'est incrusté dans un refuge confortable et qu'on en chasse les passants parce qu'ils prennent de la place, qu'ils font du bruit, qu'ils ne correspondent pas aux critères idéaux...

  Souvent, on m'a expliqué qu'en orientant son esprit dans une direction, il finissait par la prendre. L' expérience m'a montré que quand les bagages sont trop lourds, on ne fait que rêver de la destination, mais on ne l'atteint jamais.

  J'ai pris en horreur les faux-semblants, les attitudes fabriquées qui servent de justificatifs à des comportements noirs. Je préfère accueillir mes imperfections, car elles font partie de moi. En les accueillant, j'ai réussi à en libérer certaines. Simplement en acceptant de les voir, de reconnaitre leurs existences. Cela m'a permis ensuite de leur dire non, je reçois ton message, mais je refuse de te suivre. Cela a fonctionné en particulier avec la jalousie, l'avidité...

   Aujourd'hui c'est le Lhossar. Je ne vais pas chanter de rituel dont le sens profond m'échappe. Je ne vais pas participer à une cérémonie complétement étrangère dans laquelle je me suis toujours sentie mal à l'aise, comme jouant une pièce de théâtre inconnue.

   Simplement, je fais faire un peu de ménage dans ma vie. Je vais être à l'écoute des êtres que je croise. Je vais offrir le meilleur de moi-même, même si ce n'est pas grand chose. Ce pas grand chose m'appartient, ce n'est pas une apparence symbolique.

   C'est un sourire à la personne seule que je croise.

   C'est une porte ouverte.

   C'est prendre en stop un voyageur qui a froid.

   C'est un compliment gratuit, sincère, qui met en lumière une véritable qualité de la personne à qui il s'adresse.

   C'est un geste simple, spontané, direct, qui s'adresse à un prochain et le soulage dans l'instant.

    Je souhaite que tous nous allions vers moins de souffrances.
 
   Je souhaite à chacun de s'accueillir, de s'aimer, de s'assumer, car c'est la seule manière que je connaisse de pouvoir être véritablement altruiste.

    Bonne année à toi, mon frère, ma soeur.

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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /2008 11:00
Il existe encore dans le monde un magicien qui fait des trucs que j'ai jamais vu ailleurs ! Cet extrait vient d'un émission japonaise lors de laquelle il faisait ses performances dans la rue.
  

Magic Burgers
envoyé par Mocosillo

    
Il s'appelle Cyril Takayama et c'est une star en Asie.
Vous en trouverez d'autres ici
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