Jeudi 31 janvier 2008
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Actuellement, mes conditions de vie sont pénibles, à tel point qu'on ne peut plus parler de vie mais de survie. Dans ce contexte écrasant, l'ANPE m'a proposé un accompagnement par l'association
AIDER. Je vais plusieurs fois par mois rencontrer Claire, mon interlocutrice. Ce matin j'avais rendez-vous à 10h30. J'ai d'abord appelé pour annuler, mais elle a insisté et je me suis donc rendue
à son bureau à l'heure dite. Et là, j'ai été confrontée à la méthode Claire.
1) Accueil chaleureux
2) Ecoute compatissante de mes difficultés, partage d'expériences (on se sent moins seul quand l'autre reconnait votre vécu, reconnait lui aussi l'existence de difficultés dans sa propre
réalité)
3) Proposition d'accompagnement non intrusif sur les plus grosses difficultés
4) Recentrage sur une expérience positive
5) Développement des points forts dont je n'avais même pas conscience
6) Reformulation de ce que je suis, doucement, positivement et dans le respect
7) Nous avons bien progressé, nous continuerons.
Je vous détaille la procédure, car arrivée au bord des larmes je suis ressortie regonflée. Cette expérience pratique m'a donné un exemple concret de la compassion dans l'action. C'est parfois si
simple de secourir autrui !
Jeudi 31 janvier 2008
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Je ne crois pas en l'amour. C'est un truc pour les noobs, ceux qui manquent de maturité, ceux qui croient au Père Noël.
Et pourtant...Quelle est cette drôle de sensation quand je pense à toi ? C'est comme une bouffée d'air pur qui jaillit sous mon sein. A la fois fraîche et
chaleureuse, à la fois légère et envahissante. Un sourire benêt s'inscrit sur mon visage. Mes yeux s'abiment dans le vide, admirant le magnifique dessin de mon lambris. Une douce
chaleur monte, ma sensualité irradie...
Je ne crois pas en l'amour. D'ailleurs, je n'ai pas besoin de toi. Je vis très bien quand tu n'es pas là, je sors, je vois des amis, je fais plein de choses épanouissantes,
je fais ce que je veux, quand je veux.
Alors que quand tu est là... Tu remplis tout l'espace. Je respire ta présence jusqu'au coeur de chacune de mes cellules. C'est comme si une bulle euphorisante se formait
autour de nous. Ah s'asseoir tous les deux pour regarder le coucher de soleil, ma tête sur ton épaule ! Tous les goûts sont exquis, les fleurs poussent sur les trottoirs et embaument, les
oiseaux chantent mélodieusement.
Je ne crois pas en l'amour.
(à suivre...)
Mercredi 30 janvier 2008
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Nous avons reçu ce que nous sommes. Les gènes, l'éducation, les rencontres, lectures...Tout ce qui constitue notre personnalité a été implanté ou fabriqué en
réaction à notre environnement. Tout ce que nous faisons, disons et même pensons n'est que le résultat de ces empreintes. Après observation, le comportement humain m'apparait de plus en plus
similaire à celui d'un ordinateur. Il y a de nombreuses années, j'avais vivement réagit à la théorie de Descartes concernant « les animaux machines ». Et pourtant aujourd'hui force m'est
faite de constater que les gens se comportent bien comme des machines electroniques. Nous recevons des données, les traitons et fournissons la réponse implémentée par nos conditionnements. Bien
sûr, le programme est complexe et de nombreuses variables compte, mais le resultat n'est jamais aussi authentique et spontanée que l'on croit.
Que se passerait-il si on arrêtait de réagir ? Si on se comportait, à chaque instant, comme un être tout nouveau, une page vierge ? Si chaque rencontre était
comme un premier rendez-vous, si chaque phrase évoquait un nouveau concept ? Je suis peut être naïve, mais j'imagine que les rapports humains en seraient améliorés si on ne se voyait plus
comme ci ou comme ça, si on ne dialoguait plus en interprétant chacun des propos tenus sous pretexte qu'on se connait, et quand on dit ceci ça sous-entend cela...
Publié dans : pseudo psycho
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Mercredi 30 janvier 2008
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La nuit est là, toute silencieuse. Le paradis de l'écriture. L'image d'un film noir, seule devant la machine a écrire. La tristesse est une bonne inspiratrice. Et soudainement, alors que le sommeil
me fuit et que les idées sont trop sombre pour les partager, une joyeuse sonnerie...Le prince charmant me buzz sur msn. Lui aussi insomniaque, lui aussi heureux de me retrouver à cette heure
improbable, malgré les 1500km qui nous séparent. Miracle de la communion des coeurs.Quel bonheur de prendre conscience de la toute puissance force des liens de coeurs! Comment est-ce possible?
Scientifiquement, je ne me l'explique pas, et pourtant je l'ai si souvent expérimenté. Pensez à quelqu'un avec qui vous avez un relation forte, et magiquement le contact se fait, par téléphone, par
"hasard" dans la rue, ou par tout autre moyen inimaginable et pourtant cela arrive. Avec certains, cela peut être si fort que ça remplace les moyens de communications si chers à notre 21eme siècle.
Peut-être que c'est tout simplement cela, la télépathie : toucher le coeur de ceux que l'ont aime suffisamment clairement pour que le message soit décodé.
Mercredi 30 janvier 2008
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00:24
Ce soir, une fois de plus, je n'arrive pas à m'endormir. La raison fulmine « il faut dormir, pour assurer demain, être en forme... ». Ah! cette raison,
je ne devrais plus l'écouter. Je m'installe dans une position confortable, drapée dans cette bienveillante raison qui depuis toujours lutte pour faire de moi une bonne personne, une personne
raisonnable. Petit à petit, tout mon corps se révolte. Pleins de petits démons fourmillent sous ma peau, m'asticottent, veulent exister. Je n'arriverais pas à m'endormir. Pourtant je suis une
bonne fille, j'ai décidé de suivre la voie de la raison...
Alors vient le stratagème, conçu il y a si longtemps, affiné et perfectionné au fil de l'expérience. Je construit le fantasme, toujours le même à quelques
variantes près. Plusieurs tortionnaires s'approchent, avec des lames de rasoirs...Trop lâche pour pratiquer l'auto-mutilation, il est plus facile de m'imaginer comme victime que d'être
responsable des tourments qui m'affligent. Ils tailladent alègrement mes chairs, et les tensions s'échappent par toutes ces blessures, permettant que la détente s'installe. Le sommeil s'approche.
Je baille, je m'étire, modifie ma position corporelle...Fausse manoeuvre, les démons se réfugie au creux de mon mollet, rassemblent leurs forces et repartent à l'attaque de plus belle. Le mental
embraye, s'échauffe en échaffaudant multiples réalités, aussi denses qu'éphémères, aussi lancinantes qu'irritantes. C'est le moment d'appeler la cavalerie. Familière des tangkas tibétaines, j'en
visualise une. Mais je suis bien trop névrosée pour être la divinité. Non, je m'identifie avec l'horrible chose qui est foulée, piétinée. La douce sensation d'être à sa place procure un certain
apaisement.Ensuite, la figure centrale lève le bras et me frappe de son arme rituelle, m'éventre, m'éviscère. Il s'abaisse et se repait de ma chair, boit mon sang.Et moi je ne suis plus là,
j'assiste au divin banquet en spectateur. Aucune douleur, aucune souffrance. Ce sont ces horribles diablotins qui se font dévorer. Je ne suis pas cette masse de viande. Je suis éthérée, détachée.
Je m'endors.
vous avez dit