Vendredi 7 mars 2008
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13:24
Il co-existe deux êtres en moi (un peu plus, mais pour cet article on va simplifier en étudiant seulement une partie des agrégats qui me
composent). Suivant les conditions extérieures, l'une ou l'autre prend le contrôle. Quant à moi, je reste observatrice de la situation, toujours dans le doute. Je laisse s'exprimer l'énergie
dominante, mais j'entends toujours la voix de l'autre qui, en général, à même situation propose une réaction opposée.
Ainsi, l'être naturel, sauvage, déploie toute l'énergie pour la survie: trouver de la nourriture, abattre les adversaires, séduire les partenaires potentiels... tandis que l'être
cultivé, expérimenté, privilégie le développement personnel : méditation, dévelloper les vertus, se dégouter du samsara...
Quelle stupide façon de fonctionner, n'est-ce pas ? J'entends déjà les apôtres prôner la voie médiane, le non agir, l'état naturel en toutes
circonstances...
Douce utopie de la bienheureuse retraite, préservée des soucis matériels grâce à la bienveillance d'hypothétiques bienfaiteurs qui prennent en charge le matériel.
Ma réalité est autre. Je dois payer le loyer, remplir le frigo. Je n'ai trouvé d'autre solution que d'agir en conséquence (d'aucun diront en réaction) des circonstances
extérieures, essayant de mon mieux de cheminer vers un plus de sagesse, mais en laissant l'animal que je suis subvenir à sa propre survie.
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Vendredi 22 février 2008
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12:36
" Puis il compris pourquoi de telles idées lui tournaient dans la
tête.
C'était parce qu'il tenait à l'existence de conspirateurs. Il valait beaucoup mieux imaginer des hommes dans une salle enfumée, devenus
fous et cyniques à force de privilèges et de pouvoir, en train de comploter en sirotant une fine. Il fallait s'accrocher à ce type d'image, car on risquait sinon de devoir se rendre à l'évidence,
que les malheurs avaient pour cause des gens ordinaires, des gens qui brossaient le chien et racontaient des histoires à leurs enfants pour les endormir mais étaient ensuite capable de sortir
pour commettre des atrocités sur d'autres gens ordinaires. C'était tellement plus facile de tout leur mettre sur le dos à eux. C'était affreusement déprimant de penser qu'eux
c'était nous. Si c'était eux, alors rien n'était de la faute de personne. Si c'était nous, qu'advenait-il de moi? Après tout, je suis l'un de nous.
Forcément. Je ne me suis jamais vu comme l'un d'eux. Personne ne se voit jamais comme l'un d'eux. On est toujours l'un de nous.Ce sont eux les responsables des
malheurs.
C'était à peu près le moment, dans sa vie antérieure, où Vimaire débouchait une bouteille et ne se souciait pas trop du contenu dès lors que ça
pouvait décaper la peinture..."
Extrait de" Va-t-en-guerre", du génial Terry Pratchett, traduit par Patrick Couton.
Publié dans : pseudo psycho
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Mercredi 30 janvier 2008
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22:47
Nous avons reçu ce que nous sommes. Les gènes, l'éducation, les rencontres, lectures...Tout ce qui constitue notre personnalité a été implanté ou fabriqué en
réaction à notre environnement. Tout ce que nous faisons, disons et même pensons n'est que le résultat de ces empreintes. Après observation, le comportement humain m'apparait de plus en plus
similaire à celui d'un ordinateur. Il y a de nombreuses années, j'avais vivement réagit à la théorie de Descartes concernant « les animaux machines ». Et pourtant aujourd'hui force m'est
faite de constater que les gens se comportent bien comme des machines electroniques. Nous recevons des données, les traitons et fournissons la réponse implémentée par nos conditionnements. Bien
sûr, le programme est complexe et de nombreuses variables compte, mais le resultat n'est jamais aussi authentique et spontanée que l'on croit.
Que se passerait-il si on arrêtait de réagir ? Si on se comportait, à chaque instant, comme un être tout nouveau, une page vierge ? Si chaque rencontre était
comme un premier rendez-vous, si chaque phrase évoquait un nouveau concept ? Je suis peut être naïve, mais j'imagine que les rapports humains en seraient améliorés si on ne se voyait plus
comme ci ou comme ça, si on ne dialoguait plus en interprétant chacun des propos tenus sous pretexte qu'on se connait, et quand on dit ceci ça sous-entend cela...
Publié dans : pseudo psycho
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vous avez dit